Entretien bilan et souhaits 2025 avec Laurent Guillot
L’année 2024 a été marquée par un changement majeur : nous sommes devenus emeis. Un changement de nom qui vient asseoir notre mission et nos engagements. Retour sur une année pas comme les autres avec Laurent Guillot, notre Directeur Général.
Si vous deviez retenir 3 choses de l’année qui vient de s’écouler ?
Laurent Guillot : Pour 2024, je retiens 3 événements majeurs. Tout d’abord, l’entrée au capital à la toute fin 2023 d’un groupement de nouveaux actionnaires, constitué de la Caisse des Dépôts, de MAIF, MACSF et CNP Assurances, qui nous ont apporté leur confiance pour conduire la transformation de notre groupe. Grâce à leur soutien nous pouvons nous projeter sereinement vers l’avenir et inscrire notre projet dans le long terme.
En 2024 nous avons aussi ouvert une page de l’histoire du groupe avec une nouvelle identité. Au terme de 2 ans de refondation, nous sommes devenus emeis. Ce n’est pas seulement un nouveau nom, c’est la concrétisation de notre ambition pour parler d’une seule voix, dans nos établissements, auprès de nos résidents et de nos patients, dans nos bureaux, au domicile de nos bénéficiaires. Ce nouveau nom nous permet d’affirmer avec fierté ce que nous sommes et poursuivre notre projet. Enfin, tout au long de l’année dernière, nous avons poursuivi le travail de transformation mené depuis 2022.
Que souhaitez-vous en 2025 à emeis et à ses collaborateurs ?
L. G. : Nos collaborateurs sont notre priorité, ce sont eux qui, tous les jours, accompagnent et prennent soin. Nous devons prendre soin d’eux. En 2025 je leur souhaite l’épanouissement dans leur vie personnelle et professionnelle et avant tout la santé. La pièce maîtresse de notre travail au quotidien est d’ailleurs la santé et la sécurité au travail, celle que l’on doit absolument à nos collaborateurs. Nous travaillons depuis deux ans sur la création d’une vraie culture santé-sécurité au travail afin de protéger nos soignants et nos équipes. Elle doit encore être très largement diffusée, il faut également qu’elle soit comprise et appropriée par tous. C’est une étape essentielle de notre transformation au bénéfice de nos collaborateurs. Je souhaite que nous allions le plus loin possible dans cette ambition pour que chacun puisse continuer à remplir la mission qui nous est confiée au quotidien, celle d’être « force de vie des plus fragiles » sans jamais en payer le prix de sa propre santé et sécurité.
Justement, si vous deviez formuler des souhaits pour votre secteur ?
L.G : J’en formulerais deux : la nécessité de se rassembler sur le sujet de la qualité des soins et des services délivrés : nous devrions être capables de nous comparer les uns aux autres autour de preuves objectives, qui pourrait aboutir, pourquoi pas, à une labellisation qui fasse autorité dans le secteur mais également auprès de toutes nos parties prenantes, notamment nos autorités de tutelle. Un gage de qualité et de réassurance pour tous nos bénéficiaires et nos équipes.
Mon deuxième souhait serait que l’on soit tous engagés autour de la promesse d’un bénéfice raisonnable, que notre secteur parvienne à aligner équilibre financier et excellence opérationnelle. Pour cela, nous devons tous, acteurs du secteur, des maisons de retraite comme des cliniques nous rassembler, travailler ensemble. Nous avons la chance, chez emeis, d’être soutenus dans cette direction par nos actionnaires pour renouer avec une croissance économique plus vertueuse. Je souhaite que l’on devienne ainsi le modèle à suivre !